28ème Festival Flamenco de Nîmes – du 9 au 20 janvier 2018

Demandez le programme !

vendredi 24 novembre 2017 par Claude Worms

Avant leur tournée en Espagne (Séville, Merida et Madrid), François Noël (directeur du Théâtre de Nîmes), Patrick Bellito (conseiller artistique pour le flamenco) et trois membres de l’équipe du Festival Flamenco de Nîmes (Isabel Bohollo, assistante de direction, Houria Marguerite, communication et Elian Planès, diffusion) ont présenté le mercredi 22 novembre la cuvée 2018, au cours d’une conférence de presse au Théâtre de Chaillot, à l’invitation de son directeur, Didier Deschamps.

Andrés Marín - photo : Jamin Mangelle

La programmation sera encadrée par deux spectacles de chorégraphes d’avant-garde : "Don Quixote" d’Andrés Marín le 11 janvier et "La Fiesta" d’Israel Galván les 19 et 20 janvier.

David Coria - photo : Javier Fergó

Daniel Muñoz - photo : A. Studio

Ángel Muñoz - photo : Javier Fergó

David Coria ("El encuentro", le 13 janvier) et Ángel Muñoz ("Claroscuro", le 15 janvier) présenteront des créations plus classiques – encore que la musique de "Claroscuro" soit signée par Diego Villagas (saxophones, clarinette, flûte et harmonica) et par Daniel Muñoz (Artomático - musique électronique) qui proposeront un "after" en fin de soirée à La Paloma.

Rafael Riqueni - photo : Paco Bech

Un seul concert de guitare flamenca cette année, mais quel concert ! Rafael Riqueni, qui a invité pour l’occasion Gretchen Talbot (violoncelle), Juan Campallo et Paco Roldán (guitare), et Javier Barón (danse). Le récital (14 janvier) est intitulé "Parque María Luisa", comme le dernier enregistrement du compositeur-guitariste, mais gageons que Rafael Riqueni aura à cœur de nous offrir également quelques uns des chefs-d’œuvre qui ont marqué sa discographie depuis son premier opus, "Juego de niños" (1986).

Mari Peña - photo : D.R. / David Carpio - photo : Paco Barroso

Au cours de sa présentation, François Noël a souligné le fait que tou(te)s les cantaore(a)s invités cette année sont gitans. Cela, nous a-t-il déclaré, parce que le Festival Flamenco de Nîmes a noué un partenariat avec l‘association RomArchive et va lui transférer ses archives - sise à Berlin et financée par le gouvernement fédéral allemand, l’association a pour objectif de "centraliser et digitaliser tous documents sonores, enregistrés ou filmés concernant les artistes roms".

Antonio Reyes - photo : Toni Blanco / Luis Moneo - photo : Claudia Ruiz

Ci-dessous : Guadiana - photo : D.R.

Le festival de "cante gitano" commencera donc le 12 janvier "al son de Extremadura", avec María de los Ángeles Salazar "La Kaíta", Alejandro Vega, Antonio Suárez Salazar "Guadiana", Enrique "El Extremeño" (chant) et l’octogénaire mais toujours fringant Antonio Silva "El Peregrino" (danse), accompagnés par Miguel et Juan Vargas (guitare). Le Théâtre Bernadette Lafont accueillera ensuite le 16 janvier Mari Peña, qui vient d’enregistrer son premier album ("Mi tierra") avec Antonio Moya (guitare), qu’on ne présente plus, surtout à Nîmes. Comme son titre l’indique, il s’agira d’un hommage au cante d’Utrera, donc non seulement au soleares, siguiriyas, cantiñas, tientos-tangos et bulerías autochtones, mais aussi aux adaptations flamencas de coplas et autres tangos argentins qui sont une autre spécialité locale – avec Carmen Ledesma (danse), Fayçal Kourrich (violon), Pedro Ricardo Miño (piano) et Paco Vega (percussions). Le lendemain (17 janvier), ne manquez sous aucun prétexte le mano a mano de luxe Jerez / Cádiz : Luis Moneo et Antonio Reyes, accompagnés respectivement par Juan Manuel Moneo et Diego Amaya ; ni le surlendemain (18 janvier) les " Solos" de David Carpio – il s’agit en fait d’un trio, avec Manuel Valencia à la guitare et Pablo Martín Caminero à la contrebasse, transformé pour certains cantes en quatuor, avec le renfort de Manuel Liñan (danse). Nous avons déjà eu l’occasion de souligner la qualité musicale et scénique de ce projet en constante évolution, dont nous avons déjà vu et entendu deux états successifs à Jerez puis à Toulouse. Sa troisième mouture ne saurait décevoir.

Pepe de Pura - photo : Paco Lobato / La Fabi - photo : Juan Sampedro

Les désormais traditionnels concerts acoustiques à l’Institut Emmanuel d’Alzon ont toujours été l’occasion de découvertes ou de consécrations passionnantes : pour cette année, Pepe de Pura avec Juan Campallo (plutôt consécration - le 13 janvier) et Fabiola Pérez "La Fabi" avec Antonio Moya (plutôt découverte – le 20 janvier).

"Pasionaria" - photo : Sandy Korzekva

Enfin, déjà présenté l’année dernière, "Pasionaria", un hommage musical et poétique aux républicains de la Guerre Civile, revient cette année à l’Odéon le 14 janvier - avec Clara Tudela (chant), Julie Pouillon (comédienne), Gregorio Ibor Sánchez (guitare et arrangements), Raphaël Lemonnier (piano et arrangements), Pedro Martínez (contrebasse) et Xavier Desandre Navarre (batterie et percussions).

Israel Galván - photo : Ruben Camacho

Le Festival Flamenco de Nîmes ne serait plus lui-même sans les multiples activités parallèles par lesquelles il ne manque jamais d’épuiser ses habitués – toutes étant intéressantes, aucune impasse n’est envisageable. Donc :

_ vous serez convoqués impérativement à peu près tous les jours à 12h30 au bar du Théâtre Bernadette Lafont, du 12 au 20 janvier, pour un tir groupé de conférence. Dans l’ordre : "La guitarra flamenca de Extremadura" », par Miguel Vargas, avec la complicité de La Kaíta, Alejandro Vega et Juan Vargas ; "Les contes d’un cantaor", par Antonio Campos et José María Velásquez-Gaztelu ; "RomArchive et la mémoire du flamenco", en présence de responsables du Fond d’archives et de Gonzalo Montaño Peña ; présentation de l’ouvrage didactique pour enfants (adultes bienvenus) "Pulpitarrita con pasaporte flamenco", par Silvia Marín, qui passera le lendemain, 18 janvier, aux travaux pratiques avec un atelier de flamenco pour les élèves de l’Institut Emmanuel d’Alzon) ; "Camarón : referencias personales y artísticas de un mito", par Manuel Curao ; "Origen y evolución de la discografía : principales hitos y artistas más relevantes. Presentación de Don Antonio Chacón", par Carlos Martín Ballester ; "Antonio Mairena", par José María Velásquez-Gaztelu.

Affiche : Eddie Pons

_ les rares jours de relâche au bar du Théâtre, vous assistez forcément à la projection de deux fleurons de la cinématographie flamenca contemporaine, au cinéma Le Sémaphore : "Impulso", d’Emilio Belmonte (mardi 9 janvier, en présence du réalisateur et de Rocío Molina) ; et "Alalá", de Remedios Malvarez (dimanche 14 janvier, en présence de la réalisatrice et d’Emilio Caracafé).

_ entre le Théâtre et le Sémaphore, le Musée des Cultures Taurines Henriette et Claude Viallat vous attendra pour une exposition de photographies de Jean-Louis Duzert ("10 ans dans l’œil de Jean-Louis Duzert", du 11 au 28 janvier).

_ enfin, pas question de laisser le jeune public en vacances : les élèves de CP et CE1 suivront des ateliers de danse animés par Chely Torito, tandis que Mari Peña et Antonio Moya initieront leurs collègues de CE1 et CE2 au chant et aux rythmes flamencos.

Mieux vaudra donc se munir de la brochure du festival pour ne rien manquer, d’autant plus indispensable qu’elle est illustrée par des dessins d’Eddie Pons, auteur également de l’affiche 2018.

Festival Flamenco de Nîmes

NB : dates, horaires et salles : cf. notre agenda.

Claude Worms





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